Les militants du Parti national panafricain (PNP, opposition) arrêtés en fin décembre, ont été déférés jeudi à la prison civile de Lomé en attendant un procès, a appris APA du Regroupement des jeunes africains pour le développement et la démocratie (REJADD), une Organisation de défense des droits de l’Homme.

Il s’agit de Ndancky Mohamed résidant aux Etats-Unis et en séjour à Lomé, Tchadjobo Hady et Tchabana Ismaël, tous trois arrêtés le 26 décembre dernier à Djagblé, localité située à environ 15 kilomètres au nord de la capitale togolaise. « Les chefs d’accusation ne sont pas encore connus », précise une source.

Le ministre la sécurité et de la protection civile avait pourtant indiqué, quelques jours après leur dépôt à la gendarmerie, que les trois hommes seraient transférés devant un juge, vendredi 29 décembre.

« Nous interpellons donc les autorités à privilégier la voie du dialogue et à cesser ces enlèvements qui ne font qu’envenimer la situation déjà très tendue et qui retardent le dialogue très attendu par la communauté internationale et les médiateurs dans cette crise », a affirmé Assiba Johnson le président du REJADD.

Ce dernier met en doute la sincérité du président de la république Faure Gnassingbé quand il appel au dialogue, les forces de l’opposition. « Cette énième arrestation vient une fois encore nous montrer que les autorités togolaises ne privilégieraient pas la voie du dialogue et seraient hostiles à l’apaisement tant prôné par les chefs de l’Etat de la CEDEAO, de cette crise qui a fait des morts et des blessés graves avec un afflux massif des réfugiés », déclare Assiba Johnson.