La conférence des évêques du Togo appelle les dirigeants politiques à tout mettre en œuvre pour opérer les réformes constitutionnelles que demandent les populations.

La déclaration est issue des séances de prière organisées dimanche dans tous les diocèses du pays.

La conférence des évêques se dit également préoccupée par les violences exercées par les forces de l’ordre et de sécurité sur les populations dans certaines localités du Togo lors des manifestations des 6 et 7 septembre derniers.

Les évêques ont exhorté l’armée togolaise à adopter,  »une attitude républicaine de neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique ».

C’est la deuxième fois au cours de cette année que les évêques interpellent la classe politique togolaise sur la question des reformes lui demandant  »d’œuvrer pour la réalisation de l’alternance politique ».

Rappel des revendications

Selon le président du PNP, il est incompréhensible de compter des morts et des blessés lors d’une manifestation pacifique – « Nous avons mis plus d’une année à former nos militants aux principes de la non-violence avant d’organiser cette marche », précise-t-il – et il demande, en conséquence, l’arrestation des auteurs de ces violences et appelle toute l’opposition togolaise à l’unicité d’action.

Pour mémoire les revendications de la population portent sur:

  • Un retour inconditionnel à la constitution de 1992;
  • A défaut, la démission du gouvernement;
  • La limitation du mandat présidentiel;
  • Le vote de la Diaspora.

 

Une coalition de 14 partis politiques s’est organisée pour soutenir le mouvement inimitié par le PNP. La coalition reste engagée dans le processus originel conduit par une double médiation. Elle attend de cette médiation, le point sur les mesures d’apaisement et le lancement effectif des travaux du comité préparatoire.